"Des revendications concrètes qui s’enracinent dans le quotidien des salariés"

L’enjeu majeur, pour la CFDT, c’est de continuer à obtenir des résultats pour les salariés confrontés à la crise et à des réformes de fond qui changent l’avenir des gens. La mobilisation du 23 mars cible à la fois les employeurs et les pouvoirs publics. Les entreprises et le patronat, parce qu’il n’y a pas partout la volonté de maintenir l’emploi, de faire évoluer les qualifications, de favoriser la formation plutôt que le chômage, l’emploi stable plutôt que les heures supplémentaires et les contrats précaires, de s’inscrire dans des logiques d’investissement de long terme.
L’action du 23 mars cible aussi les pouvoirs publics, qui privilégient les effets d’annonce permanents aux mesures structurelles construites et partagées. Et ce, dans un pays où les inégalités s’accroissent, parce que les politiques salariales ne privilégient pas un partage équitable des richesses produites et parce que la fiscalité est injuste et protège les plus riches, notamment à travers le bouclier fiscal.
Le 23 mars, nous voulons peser sur le patronat pour que les politiques d’entreprise changent et peser sur l’État pour qu’il engage une politique fiscale juste et des politiques économiques tournées vers l’avenir.
Quand la CFDT met en avant ces trois priorités, elle a la certitude que la majorité des salariés du public et du privé acquiescent. L’enjeu, c’est de proposer des revendications concrètes qui soient compatibles avec la situation des salariés et qui les conduisent à se mobiliser. C’est le travail des sections syndicales d’entreprise, des syndicats, des Unions régionales, des fédérations et de la Confédération ; bref, de toute la CFDT, pour que l’action s’enracine dans les situations vécues quotidiennement par les salariés.
Les priorités du 23 mars, c’est la situation économique et ses conséquences sur l’emploi et le pouvoir d’achat, c’est la situation des chômeurs et particulièrement des fins de droits, c’est le malaise dans les fonctions publiques. Évidemment, la CFDT ne veut pas occulter le problème des retraites. Mais ce 23 mars est davantage l’occasion de redire ce qu’est l’exigence du débat de société revendiqué par la CFDT pour mettre en évidence les inégalités du système actuel, dont les corrections sont indispensables en termes de justice sociale et pour pérenniser la cohésion sociale du pays.
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