Fins de droits, l’État doit prendre ses responsabilités

Au-delà de ces revendications et face à l’urgence, les partenaires sociaux ont pris leurs responsabilités, le 20 février, en actant le principe d’une participation financière de l’Unedic à un revenu de remplacement pour les chômeurs en fin de droits liée à une formation qualifiante et à un accompagnement. C’est désormais à l’État d’assumer ses responsabilités en se mettant en capacité d’abonder le financement de l’Unedic et de proposer ces formations et accompagnements. Les partenaires sociaux (syndicats et employeurs) demandent la tenue dans les plus brefs délais d’une réunion tripartite avec l’État afin d’obtenir un indispensable chiffrage des fins de droits, permettant de cibler les actions et les aides à leur apporter. Il s’agit notamment de savoir quelle est la part de chômeurs de longue durée et de jeunes qui se retrouvent sans solution. L’État doit en outre donner des garanties sur le caractère opérationnel des mesures envisagées, ce qui impose de s’interroger sur les moyens, humains et financiers, de Pôle emploi. La situation des chômeurs en fin de droits démontre le bien-fondé de la réflexion engagée par la CFDT sur une revalorisation des minimas sociaux. Quant au financement, nous nous sommes prononcés, dès le début de la crise, pour l’instauration d’une tranche supplémentaire d’impôt sur le revenu concernant les plus hauts revenus et pour la suppression du bouclier fiscal, afin de financer les indispensables mesures de solidarité nationale. Laurent Berger, secrétaire national |
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