Le 15 février, un Sommet social pour fixer le cap
Ce Sommet social doit également être l’occasion pour le chef de l’État de présenter un calendrier de discussion pour la réforme des retraites. La CFDT sera ferme sur la nécessité d’un débat de fond, qui permette de revoir le système dans son ensemble. Ce qui demande du temps. Et si, comme certains le laissent entendre, tout devait être décidé avant l’été, il ne s’agirait que d’une réforme à courte vue et à petit bras. Car toute réforme qui ne viserait à modifier que seulement un ou deux paramètres (durée de cotisation, taux de cotisation, montant des pensions ou âge légal de la retraite) aggraverait fatalement les inégalités entre les salariés – au détriment de ceux dont la carrière est modeste ou morcelée : les femmes, les carrières longues, les carrières chaotiques, les jeunes aux débuts précaires, les polypensionnés… Autre sujet majeur qui sera abordé lors du Sommet social : les chômeurs en fin de droits. La CFDT reprécisera les quatre axes de ses revendications : déconnecter l’ASS (Allocation spécifique de solidarité) des revenus familiaux afin d’augmenter le nombre de bénéficiaires ; permettre à tous l’accès à la CMUC (complémentaire santé universelle ; rétablir l’AER (Allocation équivalent retraite) pour les demandeurs d’emploi de moins de 60 ans ayant 160 trimestres de cotisations ; mettre fin aux discriminations des moins de 25 ans à l’égard du RSA. J’interpellerai également le chef de l’État sur le malaise grandissant qui frappe les agents des fonctions publiques. La RGPP, les annonces gouvernementales intempestives sur les retraites des fonctionnaires ou sur les modalités de leur licenciement y contribuent et aggravent la perte du sens de leur mission. L’année 2010 sera cruciale pour surmonter la crise. Raison de plus pour que l’agenda social déterminé lors du sommet du 15 février soit exigeant et fixe le cap. François Chérèque, secrétaire général |
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