Cop 22 : Transformer l’essai de l’accord de Paris
par
Claire Nillus

Alors que l’accord de Paris conclu l’année dernière vient tout juste d’entrer en vigueur, la 22e Conférence des parties (Cop 22) sur les changements climatiques se tient cette année à Marrakech, du 7 au 18 novembre.
C’est
désormais de mise en œuvre concrète que les négociateurs vont débattre
afin de contenir l’élévation moyenne de la température sous les 2 °C
(voire 1,5 °C) d’ici à la fin du siècle par rapport à l’ère
préindustrielle. Après plus de vingt années de négociations ardues pour
parvenir à un accord mondial, la Cop 22 marque le début d’une nouvelle
ère dans les négociations internationales sur le climat. Elle va
notamment devoir inciter les parties – les États-nations – à revoir à la
hausse leurs contributions nationales volontaires de réduction des
émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2018, date à laquelle une
nouvelle comptabilisation des engagements sera réalisée par l’Onu.
Maintenir haut le niveau d’exigence
Pour
la CFDT, la Cop 22 doit être l’occasion de poursuivre la dynamique
amorcée à Paris en 2015. Au sein de la Confédération internationale des
syndicats (CSI), dont elle partage les propositions contre le
réchauffement climatique et en faveur d’une transition juste pour les
travailleurs, la délégation CFDT fera connaître ses trois priorités :
obtenir de forts processus de révision des engagements nationaux en
2018 ; aligner les plans climat sur les préoccupations sociales globales
de chaque pays ; consolider le mécanisme international de soutien
financier aux pays les plus vulnérables, le niveau d’engagement actuel
de 100 milliards de dollars par an d’ici à 2020 devant constituer le
plancher de calcul du financement de l’après-2020.
Commentaires
Enregistrer un commentaire